Nouvelle-Calédonie  /  Kanaky                                                                                                                                                                    


La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles faisant partie de la Mélanésie et de l'Océanie. Située dans la partie sud de l'océan Pacifique, son île principale "la Grande Terre", est longue de 400 km et large de 64 km. Elle est rattachée à la France depuis 1853. Administrée sous le statut de "Collectivité " territoriale de la République française. Sa capitale est Nouméa.
Son statut institutionnel actuel lui reconnaît un degré d'autonomie et le droit à l'autodétermination, les Kanaks qui représentent 41% de la population et les autres communautés de l'archipel tels les européens anciennement établis dits Caldoches, les métis, les habitants d'origine polynésienne, métropolitaine ou encore asiatique. La Nouvelle-Calédonie est inscrite sur la liste des territoires non autonomes selon l'Organisation des Nations unies (donc considérée comme non-décolonisés), de 1946 à 1947 et depuis 1986.
Les années 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme, les affrontements dégénèrent bientôt en insurrection durant la période dite des « Evénements » (1984-1988). En mai 1988, l’assaut militaire contre la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa, située à une centaine de kilomètres de la Grande-Terre, fera 25 morts.
Suite à ces événements, une prise de conscience se fait : Les accords de Matignon de 1988 sont complétés par l'accord de Nouméa du 5 mai 1998 qui prévoit une autonomie forte et repousse le référendum sur la question de l'avenir institutionnel (indépendance ou maintien au sein de la République française) en 2018.
Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie fixe la date du référendum le 4 novembre 2018, et pour lequel les corps électoraux sont gelés au préalable afin que « seul le peuple concerné puisse voter au scrutin». La population étant amenée à répondre à la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? ». Le « non » l'emporte par 56,4 % des votants, la Nouvelle-Calédonie reste ainsi au sein de la République française. Toutefois, l'accord de Nouméa prévoit la possibilité d'organiser jusqu'à deux autres référendums. Le référendum de 2020 sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie initialement prévu le 6 septembre, est reporté au 4 octobre 2020 à la suite de la pandémie Covid. Le « non » l'emporte à 53,26 %.
Conformément à l'accord de Nouméa, la demande officielle pour un troisième vote ne pouvant avoir lieu qu'à partir du 4 avril 2021. Les trois groupes, Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) et l'Union calédonienne (UC), demandent la convocation d'un troisième référendum pour 2022. Mais le gouvernement français fixe au 12 décembre 2021 la date de ce troisième référendum. Toutefois, une partie des organisations indépendantistes appelle à la non-participation au scrutin, et moins de 44 % des électeurs se déplacent pour voter. Il donne comme résultat 96 % de non à l'indépendance et 3,5 % de oui.
À la suite des trois référendums qui ont tous rejeté l'indépendance, des négociations s'ouvrent à partir de 2022 ou 2023 en « bilatérales » (État-indépendantistes et État-loyalistes) sur l'établissement d'un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française.
Au cœur de la réforme constitutionnelle, figure l’élargissement du corps électoral propre au scrutin provincial de Nouvelle-Calédonie à tous les citoyens résidant sur place depuis dix ans. Il est contesté par les indépendantistes qui craignent une perte de poids électoral des kanaks.
Environ 25 000 électeurs, non-kanaks, pourraient intégrer la liste électorale avec le texte selon l’Institut statistique de Nouvelle-Calédonie.
En mai 2024, des émeutes ont lieu dans un contexte de débat sur un projet de réforme électorale sur le territoire, faisant 10 morts dont 2 gendarmes (bilan provisoire arrêté au 14 juillet). L'état d'urgence est décrété.
La mise en place des trois référendums et le projet de la réforme électorale ont créés, en dehors des violences vécues et médiatisées, un futur incertain, des tensions palpables. Un bon nombre de calédoniens ont un sentiment d'insécurité quotidien et un manque de confiance des autorités. la perception de cet inconfort peut se percevoir, à l’image de ce Caldoche pris dans la brousse calédonienne, dans la poussière, se protégeant avec son fanion lors d’un rallye.
Tous semblent dans l’attente, le questionnement et le doute : Cette dame âgée assise sur la racine d’un arbre, ou encore ces femmes perdues dans leurs pensées, leurs réflexions. D’autres discutent, échangent, argumentent pour peut-être forcer un peu le destin. Quand à celui-ci, cet homme arrivant à toute allure dans ma direction, il me regarde droit dans les yeux... à quoi pensent-ils tous ?

                                                                     Truffé de chiens                                                                                                                                                                     


Depuis quelque temps, l'idée d'aller voir une exposition canine me démangeait. La curiosité a eu raison de moi — et pas seulement une fois. Que pouvait-on y exposer ?
La question m'a traversé l'esprit à peine franchi le seuil. Les oreilles dressées, le regard attentif, la démarche souple, l'index prompt à réagir — c'est en position d'arrêt que je me suis surpris moi-même, fasciné par ces quadrupèdes que certains appellent « chien de compagnie », et par tout ce que cette relation implique.
Les concours exigent une préparation minutieuse : la race, le pedigree, la tenue, la beauté entrent tous en ligne de compte. Les oreilles dressées — les chiens, cette fois —, le poil court, long, frisé, blanc, gris ou dans les tonalités de brun : chaque détail a son importance. Toilettés, brossés, choyés, ils sont prêts à fouler les tapis rouges devant les jurys, les passionnés et leurs maîtres haletants.
Une éternité semble s'écouler avant que le maître de cérémonie donne le feu vert — ce signe attendu qui autorise chaque duo à entamer son tour de piste et à se présenter au public. Défiler sous les projecteurs avec son compagnon, face aux jurys, ce n'est pas une mince affaire. La tension se lit clairement sur les visages — ceux des propriétaires, s'entend.
Un premier tour de piste, une première sélection, sous des applaudissements mesurés qui donnent déjà le ton. Au deuxième tour, un silence s'installe, plus attentif, presque palpable. Les oreilles se dressent, les yeux s'arrondissent. Et c'est au troisième tour que l'atmosphère bascule — la salle se chauffe, les poils se hérissent, l'air vibre.
Puis, d'un coup, le paroxysme : l'annonce des trois lauréats. Les trois couples explosent de joie. Ils sautent dans tous les sens — chiens, maîtres, famille — à peine si l'on distingue qui est qui, tant la fusion est complète.
Fatigués par tant de tension, tous les participants semblent pourtant heureux d'avoir été là. Le podium, la médaille autour du cou pour les meilleurs, les festivités terminées — c'est l'heure de reprendre la route. Jusqu'au prochain concours.
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